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Sénégal | Dak’art 2008 –Vernissage "D’ici et d’ailleurs" : Entre le dynamisme du pinceau et l’habilité des doigts
Publié le 14 mai 2008 à 16h28

Dans le cadre de la 8éme édition de la Biennale de l’art africain contemporain qui se tient du 9 mai au 24 mai 2008, la galerie Kembury, sise au Point E, a abrité le vernissage des artistes plasticiens. C’était en présence de Mame Birame Diouf, ministre de la Culture et Mme Doretta Loschelder, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Sénégal.


Les tableaux des artistes plasticiens, Sayo Camara du Sénégal, Dorothea Fleiss d’Allemagne, Melogomes Maria Eduarda d’Angola et Kamba Mukeke de la République démocratique du Congo embélissent et décorent les intérieurs de la Galerie Kembury, sise au Point E. Durant un mois, du 9 mai au 9 juin prochain, chacun de ces artistes présentera ses oeuvres.

Venu présidé le vernissage, Mame Birame Diouf, ministre de la Culture a affirmé la place importante que la biennale de l’art africain contemporain occupe dans l’agenda culturel du Sénégal. "La présence d’artistes plasticiens venus d’Afrique et d’ailleurs démontre le caractère panafricain et international de ce rendez vous culturel qui se tient tous les deux ans à Dakar", a t-il ajouté. Le public venu nombreux assister à l’exposition, a apprécié les œuvres des artistes.

Kamba Mukeke ou la "danse emblématique des femmes sans visage"

La technique de ce peintre, né en 1960 à Lubumbashi et qui a commencé à s’initier à l’art à l’âge de 12 ans, est celle de la gouttelette : un va- et- vient des couteaux à peindre qui laissent des effets de petites gouttelettes sur la toile. Son travail de création se fait sur toiles avec peinture traditionnelle en tube qu’il tisse manuellement avec des encres d’imprimeries, donnant ainsi une texture particulière à ses œuvres.

Melogomes Maria Eduarda peint uniquement avec ses doigts

Melogomes Maria Eduarda est auto-didacte. Elle est née en Angola et elle a vécu longtemps en Portugal. Installée au Sénégal depuis 2000, Eduarda utilise de l’huile et de l’acrylique et peint uniquement avec ses doigts. Ses œuvres se déclinent en petits comme en grands formats. Celle qui ne souhaite pas donner un prix à ses tableaux (l’art n’a pas de prix, dit-elle) avance tout de même que durant la biennale, les œuvres d’art se vendent bien auprès du public et des visiteurs.

Dorothea Fleiss : une peinture en toute liberté

D’elle, on pourrait dire qu’elle peint comme elle veut, contre toute habitude et contre toute convention. Pour répondre au désir de peindre, Dorothéa réplique par "mon absolue nécessité". Elle peint dans un esprit de totale liberté, car selon elle, "la figuration n’a pas de raison d’être". Héritière des impressionnistes, des cubistes, des futuristes et des néo-idéo-réalistes à la fois, mêlant abstraction et figuration, ses créations sont très colorées de rouge, assorti de temps à autres de la couleur jaune ocre.

Sayo Camara, "le soudano-sahélien en toile de fond"

Ses œuvres font penser à celles d’un autre artiste plasticien, Kalidou Kassé, dénommé "le pinceau du sahel". Tant qu’il est vrai que ces tableaux retracent le quotidien de longilignes soudano-sahéliens, fait de travail et de loisir. Que ce soit "les Pileuses", les "Bergers peuls", les "Choristes", déclinés en grands comme en petits, Sory Camara peint un monde en mouvement avec des lignes précises et fougueuses.

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Mohamadou SY « Siré »

 
 
 
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