Par ces temps qui courent, des usagers payent deux fois la même consommation d’eau. Ce n’est pas une plaisanterie. Pour en avoir le cœur net, allez faire le constat à la “Cité les Dunes’’ située dans la Sodida où, depuis plus d’une semaine, les occupants de l’immeuble “G’’ sont privés d’eau. Pourtant, aucun appartement ne doit rien à la Sénégalaise des eaux (Sde).
Le motif de la coupure, c’est qu’en plus des factures payées par chaque appartement, tous les occupants de l’immeuble doivent se partager une autre facture générale. Ainsi, chaque résident se retrouve dans l’obligation de payer finalement deux factures pour la même période de consommation d’eau. Très étonnant ! Et ce n’est pas tout ! Des fois, la part de cette facture générale qui revient à chaque appartement est plus importante que le montant des compteurs divisionnaires.
Cette situation, même les agents de l’agence Sde du Front de Terre n’ont pas pu l’expliquer. Malgré tout, étant dans leur bon rôle, ils ont trouvé normal qu’on paye deux fois pour une même consommation d’eau. Ils ont dit aux abonnés qu’il n’y a aucune solution alternative, encore moins possible de supprimer le compteur de plus. Ils se sont tout simplement contentés de recommander aux malheureux abonnés privés d’eau, d’aller payer en plus de leur facture individuelle, la facture générale, pour que l’alimentation en eau soit rétablie.
Aucune explication à cette situation, si ce n’est de l’inclure dans les nouvelles mesures imposées par la cherté de la vie. Peut être que la hausse du prix du baril de pétrole en est aussi la cause. Dans ce cas, on pourrait dire que : « Ca ne fait que commencer ! » Tous les foyers abonnés à la Sde doivent donc se préparer à vivre la même situation que les résidents de la « Cité Les Dunes ».
Si ce n’est rien de cela, il faut que les responsables de Sde expliquent à l’opinion publique les raisons de cette dictature. La Sde profite ainsi de son monopole dans la distribution d’eau pour tout se permettre avec ses clients obligés. Un peu pour rappeler que la loi du plus fort restera toujours la meilleure.
De toute façon, Me Masokhna Kane, Momar Ndao, Jean Pierre Dieng et autres dirigeants d’associations de défense des intérêts des consommateurs ont une occasion en or pour démontrer à l’opinion la noblesse de leur combat, parce que dans cette sombre affaire, tout porte à croire que de pauvres consommateurs sont "officiellement grugés". Une situation qui, en tout cas, sort de l’ordinaire et qui doit être prise en compte par les Assises nationales.