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Sénégal | En cas de retrait du Sénégal de l’Asecna : La fermeture de l’Asecna entraînerait une perte de 20milliards par an pour le Sénégal
Publié le 23 novembre 2007 à 9h46

Si l’Etat du Sénégal venait à se retirer de l’Asecna, cette dernière irait tout droit vers la fermeture. Le pays y perdrait beaucoup. Aussi bien sur le plan des infrastructures que sur le plan financier. Au moment où l’Asecna, la plus vieille que l’Organisation de l’unité africaine (Oua) devenue Union africaine (Ua) inspire l’Union européenne (Ue) à travers sa volonté de mettre sur pied « Euro contrôle » qui sera la pendante de l’Asecna, version Europe, pour gérer en commun leur espace aérien, des pays comme le Sénégal menacent de quitter un symbole panafricain. A l’heure des grands ensembles, certains dirigeants ne semblent pas toujours comprendre que l’ère des destinées individuelles (nationales) est révolue.


Les « Fir » où le mode de découpage de l’espace aérien

L’espace aérien africain (comme mondial) est divisé en « Fir (Fly instrument regulation) qui signifie le mode de découpage de l’espace aérien. L’Afrique est divisé en 5 « Fir » et le Sénégal à lui seul en contrôle 2. C’est ainsi que le Madagascar contrôle 1 « Fir », le Tchad 1 « Fir », le Congo Brazzaville 1 « Fir » et 2 « Fir » pour le Sénégal. Ce qui fait que Dakar contrôle l’espace aérien allant du cap Vert jusqu’au Brésil.

Et c’est à travers la gestion de ces « Fir » que l’Asecna, service à vocation technique, perçoit des redevances moyennant la fourniture des prestations aéronautiques. Si le Sénégal venait à sortir de l’Asecna, il lui serait alors retiré les 2 « Fir » par l’Organisation de l’aéronautique civile internationale (Oaci) et il ne pourra gérer que son propre espace aérien allant de Saint- louis à Ziguinchor, du nord au sud et de Dakar à Kidira, d’ouest en est.

Comme en aéronautique la redevance est payée par kilomètre de prestation fournie, le Sénégal court selon les syndicalistes, une perte sèche de 20 milliards par an , en se retirant de l’Asecna, car son espace aérien s’étend sur un rayon d’un peu plus de 200 km2. Sans compter les conséquences sociales, car l’Asecna est composée de 18 Etats membres pour un effectif total de 5200 travailleurs dont 1000 sénégalais. Le Sénégal, étant un des membres fondateurs de l’Asecna, abrite son siège et, est dépositaire des instruments d’adhésion. Ce qui fait que son retrait risque de plomber ce legs colonial et de le précipiter vers le même destin que la défunte compagnie Air Afrique.

Les infrastructures en question

Le Sénégal est très actif dans le milieu aéronautique international. Dakar, véritable capitale aéronautique est signataire de la convention du 12 décembre 1959 qui a donné naissance à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) l’Asecna, mais aussi abrite également son siège Dakar abrite par ailleurs le Bureau régional de l’Oaci pour l’Afrique Occidentale et Centrale et le siège de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (Cafac). De même, plusieurs Bureaux régionaux ou Représentions régionales de structures nationales ou internationales d’aviation civile sont présentes au Sénégal : Représentation régionale de l’Association Internationale du transport aérien (Iata), Représentation régionale de la Société Internationale de Télécommunications Aéronautiques (Sita), Représentation régionale de l’Administration Fédérale de l’Aviation (Faa) des Etats Unis. Au niveau africain, le Sénégal est membre de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (Cafac).

La Représentation de l’Asecna au Sénégal assume pour toute l’Afrique de l’Ouest, les responsabilités suivantes : Centre Principal du Réseau du service fixe de télécommunications aéronautiques (Rsfta), Centre régional de télécommunications météorologiques (Crtm) ; Centre régional de prévisions météorologiques de one (Crpz) , du Centre météorologique régional spécialisé (Cmrs) ; Bureau Notam International (Bni). A l’heure où la navigation aérienne se fait par satellite, par des technologies de pointe, les autorités étatiques ont –ils mesuré toutes les conséquences de leur retrait de l’Asecna ?

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Mohamadou SY « Siré »

 
 
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DS | Sans titre

Dieu créa l’homme et Wade créa Farba ! Je le dis , le Sénégal n’a rien à gagner à se retirer de l’ASECNA, bien au contraire ... Il est impératif de clarifier les choses au peuple sénégalais, le budget de l’ASECNA représente 150 milliards de FCFA et est essentiellement composé en terme de recettes à hauteur de 85% du survol (redevance d’aides en route), 10% de recettes d’aéroports (atterrissage et balisage) et les 5% restant de recettes extra aéronautiques (calibration, produits financiers divers, produits des écoles, recettes d’etudes d’ingénierie ...). Autrement dit les recettes d’aéroports sont dérisoires au regard de l’ensemble des produits de l’Agence surtout lorsqu’on se rend compte qu’elles proviennent du trafic dans les différents pays membres sur plus de 45 plates-formes aéroportuaires (aéroports principaux et secondaires) !!! Il est vrai que l’aéroport de Dakar Yoff est le plus significatif des aéroports internationaux parmis les pays membres de l’Agence , mais delà à penser que le Sénégal est capable de faire cavalier seul pour gérer de façon rentable l’exploitation technique et commercial de son aéroport , est une monumentale erreur ! Rares sont les plate-formes aéroportuaires en Afrique (en existe t-elle une d’ailleurs ? Afrique du Sud ? Maroc ? Tunisie ? ...) qui peuvent prétendre être rentable pour la gestion des aides à l’approche, à l’atterrissage et au balisage : 1 - le niveau de trafic étant trop faible (pas assez de mouvements d’aéronefs) 2 - les coûts d’exploitation pour rendre ses services étant trop lourds (gestion centrale électrique [maintenance, entretien et carburant], base sécurité incendie [effectif pompier et camion SLI], maintenance et entretien des équipements d’aides à la navigation [ILS, VOR, DME ...]

C’est pourquoi l’ASECNA a été créée en 1954 par la France, un établissement public qui aujourd’hui est sous la tutelle des Ministères des Transports des pays membres, un organe d’intégration qui vise à mettre en commun toutes les ressources aéronautiques pour faire fasse plus facilement aux coûts de fonctionnement et de gestion de la navigation aérienne.

ATTENTION Etat du Sénégal, tu fais fausse route !!! réfléchis bien avant d’agir ...

 
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