(Correspondance Abidjan) Bayala Baguina, chef de la communauté Burkinabé du village de Zégban, localité située à 3 Km de son chef-lieu de sous-préfecture Fresco (Sud ouest du pays) a rencontré tragiquement son destin le 1er novembre dernier. Ce jour-là, alors que ce patriarche était entouré des siens, un fou a surgi et lui a tranché la tête avant de blesser plusieurs autres membres de sa famille.
(Correspondance Abidjan) Bayala Baguina, chef de la communauté Burkinabé du village de Zégban, localité située à 3 Km de son chef-lieu de sous-préfecture Fresco (Sud ouest du pays) a rencontré tragiquement son destin le 1er novembre dernier. Ce jour-là, alors que ce patriarche était entouré des siens, un fou a surgi et lui a tranché la tête avant de blesser plusieurs autres membres de sa famille.
Tout a commencé la veille du drame où deux compatriotes burkinabè sont arrivés chez le chef de leur communauté en compagnie d’un fou pour, ont-ils soutenu, le conduire au pays. Mais, aussi curieusement que cela puisse paraître, les deux accompagnateurs se sont fondus dans la nature, à la tombée de la nuit, laissant le malade à la charge du vieux Bayala. Il n’en fallait pas plus pour que le fou dont (l’identité n’a pas été révélée) se munisse d’une machette ainsi que d’un bois pour se déchaîner dans le village.
Après avoir blessé par-ci par-là de malheureuses personnes qui ont commis le tort de se trouver sur son parcours, l’homme atteint de démence fonce droit au domicile du vieux chef qui était entouré de ces deux femmes et de sa progéniture. Avant même que la maisonnée ne réalise ce qui se tramait, le dément se rue sur le vieux qui traînait un mal au pied et lui tranche la tête avant de sectionner l’orteil droit d’une de ses femmes.
Dans la cour, la décharge émotionnelle est intense. Des cris de détresse fusent de partout pour appeler du secours. Des gendarmes, qui tiennent un corridor à quelques encablures du ‘’théâtre des opérations’’, sont même alertés, mais ne bougent pas. N’empêche, la population qui croit vivre du mauvais cinéma prend le fou en chasse. Mais, le tueur sait que tout cela est vrai. Aussi, engage-t-il avec ses ‘’justiciers’’ un bras de fer dont sa liberté est l’enjeu.
Muni de pierres, de gourdin, de flèche, ceux-ci parviennent à neutraliser le fou en cavale, le battent jusqu’à ce que mort s’en suive. Les populations qui n’ont pas compris la passivité des gendarmes postés au corridor les prennent à partie et les délogent. Dans la petite localité de Fresco, l’on se perd encore en conjectures sur cette affaire qui défraie la chronique.
Le meurtrier était-il vraiment fou ? Pourquoi ces accompagnateurs ont-ils mis le voile ? Pourquoi les gendarmes ont-ils adopté ce comportement de passivité ? Pour l’heure, ce drame est encore enveloppé d’une imprécision que seule l’enquête ouverte à cet effet permettra d’élucider.