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BONJOUR L’AFRIQUE | Inacceptables !
Publié le 30 avril 2008 à 12h40

Par Demba Ndiaye

Les propos tenus samedi dernier par le Président lors de la réunion de son parti à l’endroit de certains leaders de l’opposition (Dansokho, Niasse, Tanor…) sont carrément inacceptables. D’abord inacceptable parce qu’un Chef d’Etat a des préoccupations autrement plus importantes que de fouiller dans la vie professionnelle de ses opposants de manière méprisante. Ensuite, ceux dont il parle de manière si légère ont été avec lui au pouvoir, ils ont été avec lui durant les années de braises. Niasse, il lui doit 18% des voix qui lui ont permis d’accéder au pouvoir en 2000. L’adversité politique ne doit pas rimer avec des propos au ras des pâquerettes.


On attendait du Président, à défaut d’une main tendue à l’ensemble des forces vives (partis, syndicats, société civile) pour faire face à la difficile situation que vivent les populations du pays, qu’il s’occupe de son parti qui se terre honteusement dans l’opulence de nouveaux riches ; qu’il mobilise son Gouvernement pour trouver des solutions aux urgences de l’heure ; au lieu de cela, il distrait le pays dans l’intention manifeste de diluer les problèmes. Mais, autant on ne peut faire reculer la mer avec ses bras, autant on ne peut résoudre la misère sociale par des propos de vaudeville.

Le pays réel n’a pas le cœur à s’amuser et à se divertir. Il attend de ses gouvernants, (le Chef de l’Etat en premier lieu) qu’ils aient plus d’imagination, qu’ils se retroussent les manches pour trouver à manger au peuple, des solutions pour sauver l’année universitaire, des solutions pour nos hôpitaux malades. Bref, travailler, toujours travailler, encore travailler. Et non nous abreuver de propos de grand’places. Quelqu’un qu’il connaît bien a dit récemment dans une envolée consécutive à une poussée d’adrénaline que, "dans le pays, il y a deux partis : le parti des parleurs et celui de l’action". Le Président chercherait-il à démentir ce nouveau messie que semble t-il, le pays attend ? Lui qui semble t-il, aurait dit récemment en Conseil des Ministres, qu’il était le seul à prendre des coups, chercherait-il à les rendre de si exécrable manière ? Allons ! Parlons Goana et ses alternatives ; parlons de la mise en valeur des 240 000 ha de la vallée du fleuve, des rizières asséchées de la Casamance, de la filière arachide qui se meurt…

Alors seulement on le croira quand il dit qu’il est entouré de cracs, de super diplômés. Alors seulement il pourra opposer ses cracs à l’opposition qu’il semble subitement mépriser et découvrir que ses dirigeants ne sont pas diplômés. Ce culte du diplôme et de costumes-cravates est un mépris aux 60% de Sénégalais sans diplômes mais qui font vivre leurs familles, le pays à la sueur de leur front et en faisant fonctionner leurs méninges. Tous les diplômés vous le diront : pas besoin d’avoir ce papier pour réfléchir, vivre dignement.

Le temps n’est pas au mépris, mais au rassemblement pour faire face aux multiples fléaux qui assaillent le pays. Ce que diront des milliers de Sénégalais demain, à l’occasion du 1er mai, fête du travail. Si tant est que le travail subsiste encore dans ce pays.

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D.N.

 
 
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Babacar Cisse | Sans titre

Demba,
Je viens recemment de decouvrir votre journal quand je cherchais des references pour un papier que mon professeur de finance m’avait charge d’ecrire, depuis je lis vos journal tous les jours "on line". Ce que vous dites de Wade est tellement vrai. J’ai connu Amath Dansokho depuis plus de 30 ans. C’est un grand patriote, je dirais de meme pour Niasse, et pourquoi pas pour Tanor. Tanor est un ami intime a mon frere, mais je n’ai jamais partage ses idees politiques. Mon frere qui fut son collegue de classe au lycee Andre Peytavin de St Louis, me dit toujours que Tanor etait l’un des meilleurs eleves que le Lycee Peytavin ait jamais eu. Quant a Niasse je n’ai pas a me tarder sur son bagage intellectuel, si Wade se pose des questions a ce propos, c’est qu’il n’a aucun respect pour notre systeme scolaire, et il le demontre en le negligeant au point ou notre ecole est a son point le plus bas depuis notre independance. Dansokho est tres connu a St Louis ou il fut lyceen. Si le reste de l’oppostion a supporte Wade en 2000, il le doit a Dansokho et son parti. Rappelez vous les annes 80, quand le PIT le parti de Dansokho avait donne son soutien au PDS, toute l’opposition, les marxistes en particulier, AJ et LD au premier rang, parlait d’alliance contre nature. Certains meme appelaient Wade "cadavre politique". Ce cadavre doit sa ressurection a Dansokho. N’eut ete Danskho et Niasse, Wade ne serait jamais parvenu au pouvoir.Sur le plan democratique, et meme economique, le Senegal etait de 20 ans en avance sur la plupart des autre pays africains. Mais aujour’hui, nous au meme rang que des pays comme la Gambie, la Guinee ou le Togo. On n’a pas besoin d’etre diplome pour aimer et travailler honetement pour son pays. Nous ne vivons pus les annees 60, ou nos ploticiens exposaient leur diplomes. Wade est tres depasse, le souhait de tout senegalais est qu’il finisse son mandat le plus vite possible.

alpha | Sans titre

je suis,vraiment desole mais les senegalais n’ont que ce qu’ils meritent.je pense que tout un chacun de nous a un grand pere ou une grande mere a la maison et qui a le meme age que le president.si cette a personne a besoin de qq chose nous lui disons de ne pas bouger pour aller lui chercher cette chose car tout le monde sait qu’a cet age on a plus besoin de repos.dans toute entreprise personne n’ose deposer un c v avec l’age de monsieur wade a plus forte raison lui donner un pays.reflechissons c’est mieux que d’etre des spectateurs et vive la jeunesse sengalaise.la classe politique actuelle a fait son tps n’acceptons pas leur jeu de dupes.

DJIBY WATT | Sans titre

Le Sénégal et l’autosuffisance alimentaire :
Essai de périodisation de la problématique alimentaire
La crise alimentaire mondiale, qui se traduit par une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, notamment dans les pays les plus pauvres, constitue aujourd’hui une menace réelle pour la stabilité sociopolitique dans de nombreuses régions du monde, où des protestations, souvent assimilés á des « émeutes de la faim », ont déjà commencé á voir le jour.
Au Sénégal, cette situation inédite a le mérite de reposer le débat sur les pratiques et politiques agricoles jusqu’ici en vigueur, mais aussi et surtout sur la nécessité d’engager, de manière urgente, la bataille de l’autosuffisance alimentaire.
Cependant, l’analyse de cette crise multidimensionnelle exige la prise en compte du temps long, mais aussi des liens étroits qui unissent les questions énergétiques (ou environnementales) et les questions alimentaires (ou agricoles). Nous mettrons donc en avant une approche historico-systémique, ou en longue période, permettant de comprendre les points de rupture ayant conduit á ce qui nous arrive aujourd’hui sous l’apparence d’une fatalité : en effet, des changements historiques dans l’économie du monde ont produit, á des moments divers, des dysfonctionnements assez importants qui ont affecté et continuent d’affecter les modes et la qualité de notre alimentation.
Dans cette optique, on peut distinguer quatre grandes périodes :
-  La période précoloniale :
Pendant longtemps, les communautés africaines ont vécu en autarcie, apportant des réponses simples, mais appropriées á leurs besoins sociaux. L’agriculture y était une agriculture de subsistance, c’est-á-dire essentiellement tournée vers l’autoconsommation des ménages, á travers la production de cultures vivrières comme le mil et le sorgho. Les cultures sous pluie, complétées par des cultures de décrue dans certaines zones comme la vallée du fleuve, permettaient de satisfaire, tant bien que mal, les besoins alimentaires des populations. Bien que, de manière cyclique, et en raison des aléas climatiques, les populations ont dû faire face á une série de famines, á travers l’histoire. Mais de manière générale, on peut affirmer que les cultures vivrières, même si elles n’étaient pas en mesure de dégager un surplus important pouvant être destiné á la commercialisation, ont eu le mérite d’assurer la sécurité alimentaire des communautés locales durant de très longues décennies.
-  La période coloniale :
Avec l’avènement de la colonisation, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les économies traditionnelles africaines : l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale et la nouvelle division internationale du travail, qui assigne á l’Afrique le rôle de pourvoyeuse de matières premières et de débouchés pour une industrie métropolitaine en pleine expansion, constituent un tournant décisif dans l’histoire économique et agricole du continent. Dans un contexte de monétarisation de l’économie, l’introduction et le développement des cultures de rente ont trouvé un écho favorable chez les populations locales, qui étaient de plus en plus attirés par le numéraire. C’est ainsi qu’au Sénégal, la culture arachidière s’est très vite imposée sur de vastes zones, dessinant les contours de ce qui a été convenu d’appeler le « bassin arachidier ». Cette expansion fulgurante des cultures spéculatives va porter un coup dur aux cultures de subsistance, compromettant ainsi la sécurité alimentaire des communautés locales. Pour combler le déficit céréalier consécutif á l’introduction des cultures commerciales, l’Etat colonial a dû recourir á d’importantes importations en riz d’autres colonies comme l’Indochine ou la Thaïlande.
De ce fait, c’est un équilibre séculaire qui vient ainsi d’être rompu.

-  La période postcoloniale :
Au lendemain des indépendances, le nouvel Etat-Nation, héritier du système colonial, n’a pas su renverser la tendance, en engageant la bataille pour la reconquête de l’autosuffisance. Il s’est plutôt inscrit dans une dynamique de promotion et de renforcement des cultures de rente, á travers la mise en place d’organismes d’encadrement tels que la SODAGRI et la SODEVA.
Le choix était certes difficile, d’autant plus que l’Etat n’était pas prêt á renoncer aux importantes sources de devises liées aux cultures d’exportation. En dépit de cette évidence, on peut affirmer que c’est un manque de volonté politique réelle qui est à l’origine de ce qu’on peut aujourd’hui appeler des « occasions manqués » ou des « illusions perdues », en ce qui concerne la problématique de l’autosuffisance.
A travers une démarche interventionniste, l’Etat s’est imposé comme acteur central dans la promotion des cultures de rente, tout en exerçant une véritable main mise sur la gestion et le contrôle de la filière riz. Ceci jusqu’au milieu des années 80, date á laquelle, á la faveur de la Nouvelle Politique Agricole (NPA), l’Etat se désengage et initie la libéralisation de la filière riz. Brusquement, le monde rural s’est retrouvé dans une situation nouvelle, face á de nouvelles responsabilités auxquelles il n’était pas préparé : c’est la seconde grande crise structurelle de l’agriculture sénégalaise, après celle découlant de la faille des productions vivrières.

-  La période moderne :
Elle est plus difficile á situé historiquement. Elle coïncide avec la crise énergétique mondiale et la flambée des prix du pétrole. En effet, avec l’avènement des biocarburants pour faire face á la crise pétrolière des dernières années, les producteurs agricoles du monde sont de plus en plus tentés par certaines cultures, jugées plus rentables ; alors que l’agriculture elle, est détournée á d’autres fins que nutritionnelles. Il s’en suit alors une crise alimentaire mondiale et une hausse effrénée des prix des denrées de première nécessité, résultant de la rareté de certains produits sur le marché mondial. Avec le développement des biocarburants comme énergies alternatives, c’est donc un pas qui est franchi dans la déshumanisation de l’économie mondiale, mais aussi dans la déconstruction du concept de « développement durable » : c’est « notre avenir á tous » qui est ainsi compromis.
Les pays du Sud en général, et ceux d’Afrique en particulier, restent les plus touchés par la crise, d’autant plus qu’ils dépendent, dans une large mesure, de l’extérieur pour leur alimentation. Sur le continent, les mouvements de protestations se multiplient, sous la houlette des partis d’opposition et/ou des organisations de la société civile. Le pouvoir en place est souvent pointé du doigt, considéré comme seul responsable d’une situation dont la dimension historique et globale est pourtant incontestable. Aux plans social et politique, les risques d’instabilité sont alors réels si les organismes internationaux et les gouvernements en place ne réagissent pas de manière énergétique, pour renverser la tendance et stopper l’inflation.
C’est dans cette optique que l’Etat du Sénégal vient de lancer un vaste programme intitulé : « Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’abondance » (GOANA), afin de juguler les effets de la crise internationale, mais aussi et surtout de reconquérir l’autosuffisance au plan alimentaire. Osons espérer que cette belle initiative du chef de l’Etat ne restera pas que de vains mots.
Quelques pistes pour l’action :
Au niveau international, un sommet mondial sur l’alimentation et la nourriture (SMAN) s’impose, car la réponse á la crise alimentaire mondiale passera nécessairement par une implication sans faille des organismes internationaux tels que la FAO et autres démembrements de l’ONU, la banque mondiale et le FMI, afin d’arriver á l’élaboration et á la mise en œuvre d’un plan d’action axé autour d’une batterie de mesures parmi lesquelles pourraient figurer :
-  L’établissement de quotas pour les biocarburants ;
-  Le prélèvement de taxes sur les biocarburants ;
-  Et la mise en place d’un fonds mondial pour la sécurité alimentaire.
Alors qu’au niveau national, la « grande offensive agricole » ne se fera sans une professionnalisation du secteur et des réformes radicales et cohérentes. En effet, face aux défis qui sont aujourd’hui les nôtres, il faudra :
-  Engager une réforme foncière courageuse pour enfin donner la terre á ceux qui ont les moyens de la cultiver dans l’intérêt national. Pour cela, des peurs doivent être surmontés, des réticences vaincues, et des survivances dépassées ;
-  Promouvoir l’investissement privé autour de l’agriculture, pour l’émergence d’un nouvel entreprenariat agricole fondé sur le savoir-faire et la maîtrise technologique ;
-  Appuyer la modernisation du secteur agricole, en supprimant les taxes sur les importations de matériels et autres intrants agricoles ;
-  Favoriser une dynamique de reconversion des exportateurs de riz dans le secteur de l’agro-business alimentaire ;
-  Facilité l’accès au crédit aux promoteurs agricoles, mais aussi aux groupements de jeunes désirant se lancer dans l’agriculture.

balde KOLDA | Sans titre

je me demande maintenant à qui faire confiance, parmis les hommes politiques pour gouverner nos pays. apres 26 ans d’opposition , si maitre wade, traine aujourd’hui le Senegal, dans cette boue, je ne sais plus ou l on va.Pendant toutes ces années, ses méditation n’ont servi à rien, de meme que ses propos de campagnes.Tout l’espoir que j’ai fondé pour un devenir meilleur s’est envolé.Decepton,deception,deception.A travers lui j’ai trop appris des politiciens.MERCI DEMBA

alioune fall | Sans titre

A ceux qui qui me répondent,je vous assure que depuis que j’ai attaeint l’âge de voter,je n’ai jamais voter autre candidat que A blaye Wade,mais franchement parler,je suis déssu,très affecté même,parceque je l’ai toujours soutenu,c’est avec un coeur meutri que j’essaie d’expliquer ce que je ressens,y en a ceux qui ne me reconnessent pas dans mon état actuel ;tel-
ment je l’ai soutenu,mais je suis en train de regretter.
pour ceux qui me comprennent et j’en suis pas seul

alioune fall | Sans titre

salut ,s’il ya quelque chose dont je ne pourrais pas me taire ,c’est bien la sorite du président ;pour sur ses opposants,car n’est_ce pâs lui qui les a appelé recemment autour d’une table
pour discuter de l’avenir politique du pays ?et même pas tris semaines il se comporte aussi bas,alors qu’il se trouve face à des priorités immédiates qui interpelle son éfficacité et son sérieux,je demande si on s’est pas trompé de personne ?vraiment on a besoin de pragmatisme qui réponde aux populations les plus démunies, aux coins les plus reculés.
de grâce n’oubliez pas pourquoi vous êtes là et méfiez vous des doungours.PRESIDENT...

preira joe | Sans titre

Bonjour demba.
Je suis de tout coeur avec votre article et votre journal qui developpe des analyses importantes.
Merci pour ce que vous faites pour l’Afrique et que vos projets en cours réussissent pour le plus grand bien de l’Afrique.

BATHIE | Sans titre

Je suis d’avis avec le chanteur Alpha Blondy que "les ennemis de l’Afrique sont les africains" faisant allusion à nos pseudo-dirigeants qui ont décidé d’entrer dans l’Histoire à reculons. Au moment où la préoccupation majeure devrait être la recherche de solutions durables et idoines en vue d’éradiquer et juguler cette crise alimentaire qui, semble-t-il est partie pour bien durer, voilà qu’on assiste à des conflits d’intérêts, querelles intestines en tous genres et attaques nauséabondes tous azimuts d’une puérilité inconcevable qui n’ont qu’un but celui de faire diversion. C’est vraiment pathétique ! Que ce mégalomane qui prétend tout savoir au point de dénigrer le niveau de ses opposants nous explique alors ses politiques mises en oeuvre depuis son arrivée et franchement les résultats sont loin d’être flatteurs et c’est le moins qu’on puisse dire...

Ngagne Sénégal | Sans titre

Aavoir élu Laye Wade a été notre erreur du siècle. Qu’Allah nous assiste amen.

 
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