Invité par une Organisation non gouvernementale (Ong) locale, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (Cci) de Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon, n’est pas allé du dos de la cuillère pour peindre un tableau morose de l’agriculture ivoirienne.
« Avec la crise actuelle, la Côte d’Ivoire est entre le 10ème et 13ème productrice de café alors qu’elle était 3ème mondiale », a-t-il déclaré. Pour le patron de la Cci, cette situation est consécutive à l’instabilité politique, la mal gouvernance, la corruption, le racket et à une justice défaillante. Or, suggère-t-il, la Côte d’Ivoire doit reprendre son développement en cessant de dépendre des aléas climatiques et de l’aide extérieure.
Afin de reprendre la place qui est la sienne dans le concert des nations, Jean-Louis Billon a prescrit la panacée. Il s’agit de la réhabilitation de la justice, de la bonne gouvernance, et surtout de la restauration de l’autorité de l’Etat. Car, il est convaincu qu’il ne peut y avoir d’économie compétitive sans Etat fort.
En outre, le président Billon a levé un coin du voile sur les autres secteurs de l’agriculture en Côte d’Ivoire frappée par la déforestation. Il sonne l’alerte en rappelant qu’il ne reste plus que deux (2) d’hectares de forêts alors que la Côte d’Ivoire en comptait plus de 16 millions d’hectares au début des années 60.
Photo : Jean-Louis Billon, le président de la Chambre de commerce et d’industrie