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BONJOUR L’AFRIQUE | Les Assises nationales, la peur bleue des libéraux
Publié le 2 juin 2008 à 13h17

Les plus condescendants en parlaient comme d’une énième lubie, les plus sceptiques comme d’une arlésienne, voire une farce de mauvais goût orchestrée par de « mauvais perdants » qui avaient mal digéré leur sévère défaite à la présidentielle. Cependant, force est de constater que les « Assises nationales », qui ont démarré le 1er juin, sont devenues la nouvelle hantise du pouvoir libéral. Pour la première fois, Wade ne donnera pas le la, mais devra subir un forum dont on peut prévoir que les conclusions ne seront pas favorables à son régime. Mieux, la sortie retentissante du représentant du Fmi est venue apporter de l’eau au moulin des organisateurs des « Assises ».


Après avoir été tourné en bourrique pendant tout un septennat par un Wade passé « Maître » de dribbler ses adversaires, l’opposition radicale regroupée au sein du « Front Siggil Sénégal » tient donc là une occasion unique de lui imposer un nouveau rapport de force aux allures de « troisième tour ». Le coup de génie du Fss aura été de fédérer au tour de sa trouvaille des « Assises nationales » des franges importantes de la société civile, du patronat et des syndicats, et d’avoir installé un comité de pilotage dirigé par d’éminentes personnalités comme Ahmadou Makhtar Mbow. Empêtré dans la spirale inflationniste, en butte à la cherté de la vie, au bord de la banqueroute et miné par de féroces luttes internes, le régime libéral traverse assurément une mauvaise passe. Le branle-bas de combat noté dans le camp présidentiel depuis quelques jours trahit une certaine nervosité de la part du pouvoir qui voit dans ces « Assises » une menace sérieuse pour le leadership du Président Wade. Ayant manifesté son refus catégorique de participer à ce grand forum, Wade opte donc pour la radicalisation de son régime et s’enferme dans une logique jusqu’au-boutiste. Les différentes sorties de responsables libéraux de haut rang montrent si besoin en était que le Pds reste encore marqué par la culture de la confrontation. Tour à tour, Mamadou lamine Keita, Soulyemane Ndéné Ndiaye, Habib Sy, Doudou Wade, Babacar Gaye et Farba Senhor, adoptant une sémantique inutilement polémique, ont multiplié les déclarations guerrières contre ce que les libéraux qualifient de « complot contre la démocratie » (sic). Si autant de proches de Wade ont été obligés en si peu de temps, de faire autant de sorties incendiaires, c’est la preuve par mille que les « Assises » flanquent une frousse bleue aux libéraux. Le chef de l’Etat sénégalais, celui-là même qui, à son accession à la magistrature suprême, donnait une sorte de cours magistral à ses pairs sur les dangers de « l’exercice solitaire du pouvoir », doit se sentir quelque peu gêné aux entournures pour que sept ans après une alternance saluée à travers le monde entier, son pays en soit réduit à organiser une sorte de « Ndeup » national pour exorciser les démons qui le guettent.

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Abda Souleye

 
 
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thier | Sans titre

wade et ses libéraux ! une honte pour la démocratie

pape | Sans titre

Lorsque wade était dans l’opposition, j’aurai donné ma tête à couper qu’il préférerait mourir que de voir un seul homme empéché de dire ses opinions.
J’étais persuadé qu’il tenait à la liberté d’expression.
Mais que dire aujourd’hui.
Il semble que des sénégalais sont détenus en preventive depuis plus de 14ans alors que des assassins ont bénéficié d’une grace et d’une indemnisation.
Des hommes politiques sont menacés publiquement par des membres du gouvernement sans que je constate une seule démission d’un membre de ce gouvernement ne serait-ce que pour se désolidariser de ce type de pratique d’un autre age.
Je crois qu’avec wade une chose est sure : demain personne, je dis bien personne ne pourra dire que je ne savais pas.

BATHIE | Sans titre

Mais pourquoi ces énergumènes versent-ils dans une telle paranoïa s’ils n’avaient rien à se reprocher ? C’est pas surprenant quand on voit tous ces "nouveaux riches" qui pullulent autour de leur "seigneur", ces laudateurs qui se vautrent dans l’opulence au détriment de leurs propres concitoyens qui se morfondent dans la déche et ce sans le moindre état d’âme et sans le moindre scrupule de la part des premiers ! Il ne serait donc pas superflu d’en déduire que ces flagorneurs se mettent sur la défensive dès qu’il y a une tentative consistant à redonner à la démocratie sons sens éthymologique et voient des ennemis partout dans une schizophrénie délirante et le pire c’est qu’ils s’y complaisent ! Un jour le glas devra sonner et des comptes devront être rendus. Je ne saurai terminer sans citer Jean de la Fontaine dans l’une de ses célèbres fables intitulée le "corbeau et le renard" dans laquelle il affirme ce qui suit "le flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute"

REGARD | Sans titre

VOICI LAFRIK ON LEUR DONNE LE POUVOIR ET ILS NS TRAITENT COME DES CHIENS

 
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