Après deux mois d’intense travail, la troupe des Gueules Tapées, en coproduction avec les graines du Soleil du Congo et les Buvelas de la France, a joué pour la première fois en spectacle : "La mort et l’écuyer du Roi".
Par la danse et les chants wolof, mandingue, lingala,… le metteur en scène, Macodou Mbengue, a réussi un parfait mélange de la culture africaine pour bâtir sa mise en scène. "La mort et l’écuyer du Roi" qui est pourtant l’une des mises en scène les plus compliquées, a été bien portée par les comédiens. Des professionnels pour la plupart, ils ont su donner le meilleur d’eux. Notamment les danseurs et la chanteuse, qui montaient pour la première fois sur des planches.
Très satisfait, le public, venu nombreux, ne cessait d’applaudir. Monté sur un style simple, mais très cohérent, le spectacle a tenu en haleine son audience. Très accroché, le public était presque surpris par la fin de la représentation. La salle pleine a mis du temps à se désemplir. Aussitôt après, les coulisses sont prises d’assaut par les admirateurs venus féliciter les artistes. Ceux-ci ont eu du mal à rejoindre leur loge, retenus entre parents, amis et admirateurs.
"La mort et l’écuyer du Roi" a été montée dans un contexte typiquement africain. Écrite par Wolé Soyinka, inspiré par un fait réel qui s’est déroulé au Nigeria en 1946, l’histoire est située dans le contexte de la culture Yorouba.