A.G.N. : Pourquoi un tel événement en Casamance ?
Mame Birame DIOUF : Le FESMAN est un événement inédit par ses caractéristiques et par l’orientation voulue par son inspirateur, Me Abdoulaye WADE. Nous allons donc vers les régions. C’est un festival qui porte sur les NTIC, un festival qui aura une dimension mondiale par ses instruments de communication, un festival éclaté, c’est-à-dire qu’il ne se tiendra pas exclusivement à Dakar et, c’est pour cela que nous visitons aussi les régions pour voir les sites qui vont abriter les différentes manifestations. Voilà une des raisons essentielles qui font que nous sommes là.
A.G.N. : Vous venez de tenir un panel avec les acteurs culturels de Ziguinchor, est ce qu’on peut savoir la suite qui sera donnée aux doléances posées ?
M.B.D. : j’ai profité du lancement pour tenir une séance interactive avec les acteurs culturels de la région qui nous ont posé beaucoup de problèmes liés aux conditions de création, de communication, avec la tutelle. C’est un débat qui a été très franc, très fécond et, je pense que pour sortir de ce débat nous allons établir un partenariat pour permettre déjà aux artistes de mieux se rapprocher de la tutelle parce que beaucoup de revendications qui ont été portées à notre attention et ont trouvé des solutions. On a parlé de la possibilité et du devoir du Ministre d’appuyer les initiatives locales. Vous savez que ça c’est le credo du Ministère de la culture et vous voyez que partout à travers le Sénégal, nous essayons d’appuyer les initiatives locales. Ici, il s’est passé beaucoup de festivals que nous avons appuyé par la logistique et le financement, malheureusement, ce n’est pas comme du grand public. Pour les acteurs culturels, nous avons demandé qu’il y’ait un contact beaucoup plus fréquent. Et l’une des conclusions les plus importantes est la possibilité d’organiser d’ici la fin de l’année, un grand festival de musique et d’arts de ziguinchor.
A.G.N. : Quelle sera la formule retenue ?
M.B.D. : je ne peux pas m’impliquer. Nous avons tout de suite dit que le format va être défini par les acteurs eux-mêmes. Nous, nous exprimons une volonté politique, nous exprimons une volonté de les accompagner, de les assister en moyens logistiques et financiers, il leur appartiendra en fonction des spécificités de voir qu’est ce qu’ils peuvent offrir et comment confectionner leurs produits.
AGN : Ziguinchor souffre de manque de salles de spectacle. A quand la fin de cette situation ?
M.B.D. : Ecoutez cette situation est quasi-générale. Mais ce FESMAN va venir régler en partie, pour ne pas dire en totalité, l’ensemble des doléances exprimées, et cette situation n’est pas le propre de Ziguinchor, je suis de fatick et pourtant on vit le même problème à Kaolack aussi. C’est pourquoi, l’idée ingénieuse de Mr le Président de la République, c’est justement de profiter du FESMAN pour régler ce problème d’infrastructures régionales
A.G.N. : Quelle sera la place des acteurs culturels de la Casamance au cours de ce FESMAN ?
M.B.D : Demandez-le-leur, car, ce sera à eux de déterminer leur rôle. J’attends leur engagement. Nous l’avons eu aujourd’hui. J’attends que les acteurs de la région puissent participer. Ils nous ont donné leur confirmation pour participer à cette œuvre. Et naturellement, le reste du produit viendra d’eux et de leurs aînés. Je leur fais confiance.
Photo : Mame Birame Diouf, Ministre de la Culture, du Patrimoine historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie