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BONJOUR L’AFRIQUE | Sénégal : Attention ! Alerte orange !
Publié le 6 juin 2008 à 15h30

Par Cheikh Lamane DIOP

Dans ce contexte marqué par l’ouverture des « Assises nationales », l’on assiste, à coups de déclarations et d’actes, à une pernicieuse montée des périls qui, si l’on y prend garde, nous mène droit au mur. On ne le répètera jamais assez, les Sénégalais ne sont pas plus bénis de Dieu que les Ivoiriens, Congolais ou même Rwandais, voire Irakiens. Nous n’avons pas encore atteint le rouge, mais nous sommes bien dans l’antichambre orange, à un niveau assimilable à trois sur une échelle de quatre.


Ceux qui s’ingénient à faire monter dangereusement les enchères, devraient se faire narrer le quotidien de ceux qui ont vécu les affres des guerres, des règlements de compte fratricides, des meurtres et viols à Kigali, Bouaké, Brazzaville, Lubumbashi, ou même dans le sud de notre propre pays en Casamance. Dans la même vaine, l’assassinat en 1993 de Me Babacar Seye, 1er vice-président du Conseil constitutionnel, la boucherie du 16 février 1994 à Dakar ayant eu raison de six membres des forces de police, les violences postélectorales de 1988, entre autres, constituent des révélateurs qui prouvent que nous ne sommes pas à l’abri.

L’électricité a été coupée au niveau d’un réverbère jouxtant le domicile de Amadou Makhtar Mbow, président du comité national de pilotage des « Assises nationales ». L’obscurité installée ou provoquée n’a pas encore permis de savoir si les agents de la société nationale d’électricité, passés par hasard pour éviter les étincelles, ont joué aux sapeurs pompiers ou aux pyromanes. Au même moment, Mme Penda Mbow, autre personne publique, très en vue dans ces consultations, a vu son compteur d’électricité emporté par la société concessionnaire pour raison « commerciale ». La presse a également rapporté la visite non désirée que le Dr Ciré Ly, autre membre de la société civile engagé dans ces « Assises nationales », a reçu de la part de nervis à son domicile. Tel un tube au sommet du hit-parade, ce genre d’incidents graves est rapporté au quotidien par la presse, telle une ritournelle.

La majorité, non partante pour ces « Assises », avait déjà sonné la charge. Farba Senghor, le chargé de la mobilisation et de la propagande du parti démocratique sénégalais (Pds) et non moins ministre de l’Artisanat et des Transports aériens, avait averti : « ceux qui décideront de participer à ces assises, auront pris sur eux la lourde responsabilité de faire face au pouvoir ». Celui que l’on surnomme « le fou du roi », fidèle à sa réputation, avait dans la foulée, fait une intrusion dans le secteur stratégique de l’économie nationale, en appelant les membres du Conseil national du patronat (Cnes), partie prenante aux Assises nationales, à quitter cette organisation au profit du Conseil national du patronat (Cnp) que dirige Baidy Agne.

Etant donné que les Assises nationales sont une initiative de l’opposition, même si elles sont devenues l’affaire de bien des pans de la société sénégalaise, leur réussite ne peut que consacrer l’échec de la majorité. Aussi, l’opposition ne s’est-elle pas déjà illustrée par des déclarations et actes visant la chute du régime de Wade. A ce titre, Idewa (Initiative pour le départ de Wade), naguère brandie par les adversaires du chef de l’Etat, constitue un révélateur éloquent. En cela, travailler à discréditer "ces Assises" est de bonne guerre pour Wade et ses alliés. Cependant, le débat est faussé dès l’instant qu’on dépasse le cadre d’un échange démocratique et intellectuel pour emprunter les ténébreux sillons d’une confrontation provocatrice aux conséquences incalculables.

Le Chef de l’Etat a invité ses partisans de « les laisser faire leurs Assises » et ajoutait : « je demande à tous ceux qui me soutiennent ; syndicalistes, enseignants, partis politiques, de ne pas y aller et de n’y envoyer personne, parce qu’ils ont dit que c’est pour me renverser". D’autres responsables du parti au pouvoir, ont poursuivi leurs croisades par des menaces et autres déclarations incendiaires. Comme à la guerre, on est sommé de choisir son camp. C’est cette conception manichéenne des affaires nationales qui n’est pas tolérable. Demander aux chefs religieux, aux organisations de la Société civile, à des généraux (même s’ils sont en réserve), à de paisibles citoyens, de se déterminer par rapport à deux camps opposés, en usant d’une rhétorique guerrière, c’est ouvrir la boîte de pandore.

Faute d’un dialogue politique sain, un des fondamentaux élémentaires dans toute démocratie qui se respecte, les acteurs politiques semblent faire feu de tout bois à la poursuite de desseins inavouables. Après le boycott des législatives et sénatoriales de 2007, l’opposition significative absente de toutes les stations institutionnelles majeures, privée de compétions électorales en 2008 pour cause de report des locales à l’initiative de la majorité, a jeté son dévolu sur ces « Assises nationales » autour desquelles elle a pu fédérer plus de 75 organisations de différentes obédiences.

Le pouvoir redoute cette arme fatale du camp d’en face et ne ménage pas ses efforts pour contrer ce que le président de la République lui-même a qualifié de « provocation grotesque ».

Cette montée des périls est d’autant plus préoccupante, qu’elle a été précédée de déclarations inquiétantes, certains parlant même « d’insultes », d’autre de « complot ».

En matière d’insultes, dans une interview récente réalisée à l’occasion de la parution de son livre autobiographique « Une vie pour l’Afrique » à Paris, le pape du Sopi avait déjà averti : « Si quelqu’un, dans la rue ou sur les ondes, se mettait à insulter un khalife ou le pape, qui dispose de millions de fidèles, il courrait le risque de déclencher des réactions spontanées et violentes, sans que celles-ci aient été télécommandées. Eh bien, dites-vous que des millions de militants et de fans vibrent dès qu’ils entendent mon nom. De sorte que des attaques publiques contre ma personne relèvent de l’imprudence et non de l’imprévisibilité ».

Le chef de l’Etat avait même convoqué dans ses explications des déterminants socioculturels en ajoutant que : « la violence appelle la violence et, dans nos pays, la violence verbale appelle la violence physique. Malheureusement. Dans nos traditions, l’insulte, comme on disait chez vous au Moyen Âge, se lave dans le sang. Notre société est encore largement féodale dans les esprits » (…)

Au moment où le peuple ploie sous la cherté des denrées de consommation courante liée essentiellement et la folle envolée du prix du baril de pétrole, à une crise scolaire grave et bien d’autres urgences nationales encore, les forces vives de la Nation devraient grouper leurs tirs dans une seule direction. Celle d’alléger les souffrances du peuple sénégalais au lieu de travailler à un pernicieux scénario qui anéantirait, à un tour de main, le fragile équilibre socioéconomique d’un pays trônant dans le club très peux envieux des pays pauvres très endettés (Ppte).

Photo : Abdoulaye Wade et les leaders de l’opposition, en médaillon Amadou M. Mbow, Pdt comité de pilotage des Assises Nationales



Ch.L.D.
 
 
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je ne conprends pas de politique | Sans titre

Je repete, je n’ai aucune idée sur la politique mais une chose est claire, je deteste quand un journaliste exagere. Que dieu ne t’ecoute ou ne te lis car je crois que comparer le Senegal avec le Rouwanda c’est vraiment avoir la tête trouée. que Dieu continue aà nous benir malgré tout.

ALHAMDOU | Sans titre

Que dire des propos de Bathily raportés dans la presse la semaine dernière et hier encore. Quand d’autres disent qu’il s’agit de faire l’état des lieux ou d’un débat démocratique, d’autres annoncent la fin du régime de Wade par je ne sais quels moyens. En réalité, les staliniens de la la LD ont toujours été des putschistes, qui n’ont jamais accepté d’être mis en minorité dans un débat démocratique auquel lins ne croient pas du tout pour être "l’avant garde éclairée du peuple".Revisitons l’histoire politique et syndicale du pays ; scission du PAI, scission du SUDES avec l’UDEN, de l’UNAPES avec l’UDED, éviction violente de Babacar Sané par la bande à Bathily. Posons la question de la vacance du pouvoir actuel ; de quelle légitimité disposerait Bathily et compagnie pour décider de qui va nous gouverner ? Exercice de vérité intellectuelle ; que la presse nous dise comment se déroulent les travaux des assises nationales après la pompeuse cérémonie d’ouverture. Comment y participe-t-on maintenant et qui y participe ? Ce qui est sur, Bathily et compagnie en bons politiciens professionnels ont verrouilé les débats et les résolutions sont déjà rédigées.

ndiaye | Sans titre

s’il y’a un parti qui veut enflamer le pays parcqu’il a perdu c’est le ps...c’est le ps qui tout dirrigè....les assises devaient etre appeles les assises du ps.....mactar mbow,babacar ndiaye,kama, chekh amadou kane ahhhh ahhhhhhh vous voyez qu’ils veulent revenir par force......et puis il semblerait que les assises peuvent durer des mois t des mois...tout cela pour pouvoir faire leur campagne electorale...

Ivoirien | Sans titre

Attention !!!!!!!!!! il se peut que c’est lles militants de l’opposition qui ont coupé l’electricité de chez Motar MBOW. Nous avons vu ça en cote d’ivoire.

BATHIE | Sans titre

Mais sommes nous dans un pays démocratique avec des caractéristiques républicaines ou dans un de ces régimes de monarchie absolue ? A voir la tournure des évènements on serait tentés de pencher pour la dernière option tant les principes élémentaires de la Liberté sont bafoués ! Ce genre de pratiques -intimidation, emprisonnement, subterfuges en vue de museler l’opposition- ne fait que reflèter le caractère féodal et belliqueux de cette équipe indigne de présider aux destinées d’une telle Nation eu égard à tout ce qui a été accompli sur tous les plans jusque là. On se croirait presque au Turkménistan jusqu’à il y a deux ans avec ce Président mégalomane qui ne souffrait aucune contradiction, imbu de sa personne au point de frapper les billets de banque à son effigie ou encore de s’adjuger le titre de "turkmen bachi" soit le père de tous les turkmens mais Dieu a fini par trancher en le rappelant à Ses côtés, c’est cette même attitude de condescendance qui a causé le déclin de Pharaon également comme quoi il n y a que le règne de Dieu qui est éternel ! Dans tous les cas ce qui importe aujourd’hui est de trouver des voies pacifiques pour sortir le pays de cette misère lancinante dans laquelle il s’engouffre de jour en jour et la classe dirigeante doit être consciente du fait que c’est l’intérêt national qui est en jeu et utiliser "sa rage guerrière" à bon escient à savoir la mise en oeuvre de solutions pérennes face aux enjeux de la mondialisation !

Citoyen | Sans titre

C’est vraiment l’heure de l’alerte. En dehors de tout cela, n’oublie pas aussi que depuis 2000, on ne compte plus les personnalités publiques menacées de mort. Mgr Sarr, Abdou Latif Coulibaly, Alioune Tine, Talla Sylla....., et j’en passe. Particularité de ces derniers, leur liberté de parole. ils sont pas des gens à mettre dans sa poche. Qui a intéret à agir de la sorte ? Il n’est pas encore trop tard pour redresser la barre.

Sénégalais | Sans titre

Article sérieux. Sans parti pris. Relatant les faits réels. Un appel patriotique teinté d’une mise en garde contre les malheurs qui se bousculent devant les portes de notre très cher Sénégal. Eh bien admettons que le Sénégal est en danger d’explosion. C’est la triste réalité. La politique de l’autruche risque de nous être fatale. Le Sénégal ? C’est un mosaique de peuples, de groupes sociaux et de cultures différents et égaux. Il faut l’admettre,l’assumer et agir en conséquence. Moins de paroles, de coups bas, de subterfuges, de trahisions, de mensonges, de falsification de l’histoire mais plus d’actes, beaucoup d’actes concrets et utiles pour tout le pays. Avec équité et éthique. Le peuple le mérite amplement. C’est le devoir du pouvoir et de l’opposition. Comme tous les pays civilisés et partout dans le monde. La civilisation ce n’est pas une parole, c’est un comportement. Si on aime son pays on ne divise pas son peuple. Si on aime son pays on respecte tout le peuple. Si on aime son pays on apporte des solutions concrètes et bonnes aux problèmes du peuple. Au Sénégal, il nous semble qu’il y ait trop d’ambitieux...pour eux-mêmes ! Or ce que nous aimerions voir à l’oeuvre se sont des ambitieux oui, mais pour le Sénégal, tout le Sénégal. C’est là que le bât blesse. Ahimé !

Sawandé | Sans titre

Pourtant ce ne sont pas les alertes qui ont manqué. Serigne Cheikh Tidiane Sy demandait une purification pour éviter le sang. Les khoyes du Sine aussi. Que Dieu nous préserve de Satan, qui, des fois a deux oreilles et...., de l’acabit de certains hommes et femmes politiques quoi. Amen

bakar | Sans titre

Il nous faut aussi des assises nationales pour retrouver les fonds dilapidés du Sénégal depuis huit ands. Détournements, pot-de-vin, racket.....

Me, de grâce nettoie les écuries avant de partir.

 
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