La police zimbabwéenne a interdit les meetings de campagne du Mouvement pour le changement démocratique (MDC opposition) pour des raisons sécuritaires, a indiqué le parti, samedi à Harare.
Le MDC a déclaré que la police avait écrit au parti l’informant de l’annulation de tous les « futurs rassemblements », invoquant des craintes pour la sécurité du chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai et d’autres dirigeants du MDC.
« Parce que le MDC s’était plaint que ses dirigeants étaient la cible d’assassinats, les autorités ne pourraient pas garantir leur sécurité et par conséquent interdisent plusieurs futurs rassemblements publics », précise le MDC, citant la lettre présumée de la police.
M. Tsvangirai cherche à chasser le président Robert Mugabe du pouvoir et il doit faire face au dirigeant longtemps au pouvoir au second tour du scrutin présidentiel le 27 juin.
Le MDC a auparavant révélé une tentative d’assassinat de son chef qui a repoussé à deux reprises son retour d’exil volontaire le mois dernier craignant pour sa vie.
L’interdiction survient quelques jours après que la police eut perturbé à deux reprises la campagne de Tsvangirai après l’avoir détenu au moment où il se rendait à des rassemblements.
En outre, l’interdiction des rassemblements du MDC fait suite à celle adressée par le gouvernement aux organisations non gouvernementales de distribuer des vivres aux Zimbabwéens affamés, les accusant (les ONG) de se servir de cette aide pour mobiliser un soutien en faveur de l’opposition.