Le président Wade semble avoir mis de l’eau dans son vin au sujet des Assises nationales qui défraient la chronique ces derniers temps, c’est du moins l’image que nous renvoie les quotidiens de ce jour.
A ce sujet, « Sud quotidien », barre à sa une « Wade clôt le débat ». « Je vous promets que je ne parlerais plus des assises » dixit Wade lors de la 5e conférence nationale de la fédération des enseignants libéraux sise au Cices samedi dernier. Toujours d’après le même organe, le président secrétaire général du PDS de rajouter que « les gens sont libres de cogiter, mais j’attends de voir ce qui sera original dans ce programme ».
Toutefois, le journaliste nous apprend que le pape du Sopi ne s’est pas privé de tourner en dérision les organisateurs des dîtes Assises. « Nos adversaires, je ne parle pas de l’opposition démocratique, mais de l’opposition en errance qui cherche des leaders, sont entrain de se chercher un programme.
Le journal « Le Quotidien » dans le même registre nous apprend que « Me Wade pense que les termes de référence des Assises nationales ne sont rien d’autre qu’un programme de l’opposition qui se cherche en vue des prochaines échéances électorales ».
Toutefois, la 5e conférence nationale des enseignants libéraux n’a pas uniquement été consacrée aux Assises nationales, le président Wade s’est aussi prononcé sur la crise scolaire.
D’ailleurs, « Le Soleil » titre « Pas de salaires sans travail ». En page interne, on peut lire les propos du Président de la République qui pense que « l’Etat ne peut plus continuer à payer des fonctionnaires à ne rien faire ».
Conscient du spectre de l’année invalide, le président est outré par certains syndicalistes qui persistent dans le mouvement d’humeur. Dans le même article, on peut lire l’avertissement du premier magistrat du pays à l’égard des enseignants grévistes et également des étudiants. Pour lui, les enseignants doivent user d’autres méthodes comme « le port des brassards rouges ». Mieux, Wade a formulé une requête au corps professoral libéral : « la grève est un droit, mais vous n’êtes pas obligés de la faire. Je vous demande de renoncer à la grève ».
Dans ses colonnes, le journal de yoff, rapporte les dires du pape du sopi qui taxe les enseignants grévistes « d’énergumènes politiques égarés et perdus qui sèment le trouble ».
La sortie des « Lions » contre la Gambie est également relayée à travers les colonnes des journaux de ce jour. « L’As » revient sur la performance du gardien sénégalais et barre à sa une « Tony Sylva ressuscite toute sa classe de 2002 ». L’envoyé spécial de « L’As » d’écrire « Il (Ndlr : Tony Sylva) veillait au grain. Il a su avec métier et sérénité, annihiler toutes les tentatives adverses ».
Un avis partagé par le « Populaire » qui nous apprend en page interne « critiqué lors de la dernière coupe d’Afrique des Nations pour ses prestations calamiteuses (…) Tony Sylva a pris sa revanche sur ses détracteurs en sortant le grand jeu ».
Toujours dans le « Populaire » on peut lire en off que la chanteuse Fatou Guewel a été couverte de bijoux et de billets de banque à l’occasion de l’anniversaire de son groupe samedi dernier à Daniel Sorano. Pour le « Populaire », « Oumou Khaïri Guèye Seck dégaine un titre foncier, 6 millions et un collier en or, les enveloppes bourrées de Wade, Baldé, Aminata Lô et Maïmouna Sourang Ndir » tels sont les présents qu’aura amassés la chanteuse lors de cette soirée. C’est d’ailleurs ce qui fait penser au gaspillage dont parle le journal, et ce, au moment où le panier de la ménagère devient de plus en plus léger.
Sur le plan culturel, « Walfadjiri, l’Aurore », pour se conformer à l’hommage national du feu homme de culture Sembène Ousmane, lui consacre deux pages de témoignages.